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CINÉMA EXPÉRIMENTAL JAPONAIS 3.

MARDI 27 MARS 2007 — 19 H 30 — ENTRÉE LIBRE

École supérieure des beaux-arts de Tours
Jardin François 1er, 37 000 TOURS

#26_29

Ryusuke ITO

Japon | 2006 | 16 mm | couleur | sonore | 8'

Après des études aux États-Unis à L’Art Institute of Chicago, Yo Ota s’est engagé dans un travail de cinéma. #26_29 est dernier dans une série de films directs, qui se constituent de collages de photogrammes et de found footage dans tous les formats de film possible. Des images de son journal intime filmé et des films de grand public se trouvent confrontés dans chaque séquence. Il est possible qu’il amène quelques films surprises de plus.

Free Movie Solo Camera Improvisation

Hoshu KUROKAWA

Japon | 2006 | 16 mm | couleur | 15'

Plusieurs des chapitres d’improvisation à partir du refus d’employer de la technique académique ou traditionnelle. Sa tentative de se débarasser des techniques relève de son intérêt pour la musique. Derek Bailey l’a influencé, il tente de faire une forme de cinéma qui correspond au Free Jazz.

Brillant Garden

Jun MIYAZAKI

Japon | 2004 | 16 mm | couleur | sonore | 20'

En ne filmant que des paysages, ordinaires et moins ordinaires, dans ce film, Miyazaki se pose la question de ce que vaut l’acte de tourner une séquence. Ces scènes, parfois des prises « fixes », parfois des mouvements de caméra, demandent chacune à être examinée, puis une clé du mouvement se manifeste dans chaque séquence. La durée de chaque séquence est déterminée par l’apparition de cette clé. Miyazaki tente de trouver une harmonie dans ces paysages banals, mais émouvants, qui donnent lieu au titre du film, le jardin brillant. De l’avion au camion de petit enfant, en passant par l’ensemble de nos objets de rêve, il construit un film qui revient sur les origines du cinéma, non seulement les ouvriers sortant de l’usine, mais également le train qui arrivent dans la gare du Ciotat.

Film-Film#04-roll-

Keitaro OSHIMA

Japon | 2004 | 10'

Le quatrième de la série des films qui se penchent sur la matérialité du film, dans la manière de Guy Sherwin ou des Fluxfilms. Une forme musicale se dégage de ces compositions à partir des pellicules, de leurs textures et ombres, qui se croisent dans une représentation qui frôle avec l’abstraction tout en étant ce qui est le plus réel. Employant des moyens aussi bien numériques qu’argentiques, toutes les étapes se succèdent pour fabriquer un film étonnant.

Ein Sommer in Deutschland

Ichiro SUEOKA

Japon | 2005 | 7'

Un diplomate japonais en Allemagne en 1931 aurait tourné ces séquences alors qu’il était en poste à Weimar, le titre du film est celui qu’il lui a donné. Ichiro Sueoka a trouvé les pellicules et tire de celles-ci un film portant le même titre. Après avoir retravaillé l’ensemble de ce chant des cygnes de la fin de la période Weimar, Ichiro Sueka dédouble chaque louange aux valeurs de l’Allemagne dans un tirage fluide et flottant qui renforce la réflexion du spectateur, tandis que la musique au rythme répétitif reflète ce moment de nostalgie et d’amertume avant la venue au pouvoir des Nazis.

One’s Will

Akira MIZUYOSHI

Japon | 2006 | 11'

Un journal filmé. Le film argentique est devenu un support éphémère, sa possible exploitation relève d’une volonté personnelle. Akira Mizuyoshi utilise des formats qui deviennent peu à peu obsolètes, du super 8 au single 8, en montrant sa propre volonté sur pellicule. Toutes les possibilités qu’il peut utiliser sont mises à l’œuvre dans ce film.

Inclined Horizon

Yo OTA et Noriyuki HARAGUCHI

Japon | 9'

L’artiste Noriyuki Haraguchi organise un festival de danse depuis vingt ans à Hakshu (à 200 km de Tokyo), qui intègre également de la musique, du cinéma, du théâtre et des arts plastiques. Sa contribution pour le festival de 2006 était la plantation d’un champ de blé dont le centre de gravité a été remanié et déplacé. Pendant un mois. Yo Ota a accepté de faire une intervention avec Haraguchi à condition de pouvoir transcrire les idées de Haraguchi dans son film. Le déplacement du centre de la gravité est donc celui de la caméra et, par conséquent, les spectateurs du document.