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SOIRÉE SNOW 2.

VENDREDI 26 OCTOBRE 2007 — 19 H — ENTRÉE LIBRE

Salle Thélème — Université François Rabelais
3, rue des Tanneurs — 37 000 TOURS

Présenté par Michael Snow par vidéoconférence

New York Eye and Ear Control

Michael SNOW

Canada | 1964 | 34'

La série des Walking Woman apparaît dans New York Eye and Ear Control, et ces femmes en marche correspondent aux promenades visuelles et musicales que constituent images et sons dans ce film. Apparaît ici également la notion du poids temporel qui va revenir dans les films de Snow comme constituant essentiel de la perception. Ce qui est perçu dans une heure ne peut pas être perçu dans une minute, évidemment. La musique ici est autonome, du free-jazz mené par le saxophoniste Albert Ayler en compagnie d’autres grands musiciens, sa durée est clairement incompressible et employée à contre-courant de la façon dont la musique est habituellement appliquée aux films. Elle n’a aucun rôle illustratif ni démonstratif, elle est de la musique pure.

Wavelength

Michael SNOW

États-Unis et Canada | 1967 | 45'

Primé à Knokke-le-Zoute en 1967, Wavelength est le film qui révéla Michael Snow au public européen et confirma sa réputation mondiale. Une prise de vue en zoom nous permet de suivre, ou de passer à côté, des histoires d’amour, de sexe, de meurtre, le tout en terminant avec une bonne blague. Une bande sonore électronique, dont on comprend la signification plus ou moins rapidement lors de la lecture du film, forme le lien fluide avec l’image. Ces aspects du film grand public sont tous mis en œuvre dans une pièce qui pourrait être rapidement comprise conceptuellement, puis consignée au temps du regard minimum donné à de telles œuvres par un public blasé. Sauf que Wavelength ne peut pas être compris ainsi. D’abord, il faut entendre cette longueur d’ondes qui détermine, du début à la fin, ce que nous percevons dans le film, des tripes aux oreilles.

See You Later / Au revoir

Michael SNOW

Canada | 1990 | 18'

« See You Later est construit sur un mouvement extrêmement lent, la caméra posée sur un trépied fixe ayant effectué un panoramique en arc de cercle qui durait en réalité 30 secondes, mais qui à la projection couvre 17 minutes. C’est dans un bureau, on voit un homme qui se lève, enfile son manteau, se dirige vers une secrétaire travaillant à proximité, lui dit au revoir et sort de la pièce. »
Max Knowles, Michael Snow : une filmographie, Trafic32, Hiver 1999, p.35.