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TAXONOMIES — PROGRAMME EN SALLE

Cinéma Les Lobis, salle art et essai et concert
12, avenue du Maréchal Maunoury, 41 000 BLOIS


MERCREDI 30 NOVEMBRE — 18 H 30

Outer Space

Peter TSCHERKASSKY

1999 | 35 mm | 10'

Utilisant le found footage comme point de départ d’une manipulation complexe du temps et de l’image, Tscherkassky produit avec Outer Space un argument visuel puissant et d’une grande violence à propos de la nature de l’espace, des personnages et du récit, mais surtout de la matérialité du film.

Using found footage as the starting point in a complex procedure of image and time manipulation, Tscherkassky produces, in Outer Space, a cogent visual argument of great power and spectacular violence concerning the nature of space, character and narrative, but above all the materiality of film.

The Decay of Fiction

Pat O'NEILL

2002 | 35 mm | 73'

Dans The Decay of Fiction, Pat O’Neill retrace l’histoire visuelle de l’hôtel Ambassador à Los Angeles, le premier « Grand Hôtel » construit dans la ville pour marquer son rang de métropole du XXe siècle. Sur fond d’images des intérieurs décrépis de l’hôtel, un ensemble d’incrustations se référant à des genres spécifiques du cinéma est surimposé pour recréer l’ambiance des années 1940 et 1950. L’ajout de conversations mystérieuses présage de la perte du simulacre de l’innocence. La construction de l’intrigue autour de l’assassinat de Bobby Kennedy, le dernier héros
« libéral » (à l’américaine), se met en place alors que se fait le portrait du lieu où il meurt, juste avant sa démolition. Un film sublime dans lequel d’autres films passent comme des fantômes, fantômes qui construisent l’illusion du lieu dans un lieu qui, autrefois, créait l’illusion du réel.

In The Decay of Fiction, Pat O’Neill retraces the visual history of the Ambassador Hotel in Los Angeles, the first “Grand Hotel” built in the city as a sign that this was to be the metropolis of the twentieth century. Using the hotel’s delapidated interiors (just before its programmed demolition) as a background, a series of genre specific inserts are superimposed on top to recreate the ambiance of the forties and fifties and an elliptical series of conversations presaging the loss of even the pretence of innocence. The build up to the assassination of Bobby Kennedy, the last liberal hero, plays out as the portrait of the place in which he was killed coincides with its destruction. This is a sublime film in which ghosts of films unseen pass, creating an illusion of a place that, in the past, created an illusion of reality.




MERCREDI 7 DÉCEMBRE — 18 H

Der Rechte Weg (Le droit chemin)

Peter FISCHLI & David WEISS

1983 | 16 mm | transféré sur DVD | 55' | (V.O. allemand, sous-titrage français)

Comment être Suisse ? Cette question taquine Fischli et Weiss, toujours aussi volontaire pour répondre correctement aux mœurs de la société dont ils sont issus. Avec cette fable du rat et de l’ours, ils essaient de découvrir leurs racines, dans la nature, le paysage, le caractère même de la Suisse. Déambulant au travers des beautés naturelles des Alpes, ils font de leur mieux pour trouver une réponse, bien que parfois la tentation est de trop, mais également que la bonté, ou tout au moins la courtoisie convenue, ne suffit pas toujours.

How can one be Swiss ? That is the question which troubles Fischli and Weiss here. With this tale of a rat and a bear, they try to approach the very essence of what it is to have roots in nature, in the landscape, somehow in the character of Switzerland itself. Wandering through the natural beauty of the Alps, the pair do their very best to find an answer, though sometimes they find that temptation is too much, but also that goodness, or at least rigid politeness is not always its own reward.




MERCREDI 14 DÉCEMBRE — 20 H

Phoenix Tapes

Matthias MÜLLER & Christoph GIRADET

1999 | beta SP | 45'

The Phoenix Tapes a été commandé pour l’exposition Notorious : Alfred Hitchcock and Contemporary Art au musée d’Art moderne d’Oxford et marque un changement dans la pratique du found footage de MÜller, qui perd son caractère pirate pour s’aligner sur l’hommage. Le film est divisé en sections qui, par leur montage, analysent et révèlent l’essentiel des techniques et des obsessions d’Hitchcock : Rutland, Burden of Proof, Derailed, Why Don’t You Love Me, Bedroom et finalement Necrologue couvrent la gamme entière d’espaces, de visages, d’actions et de relations en quarante-cinq minutes.

The Phoenix Tapes is a piece commissioned for the Oxford Museum of Modern Art’s show, Notorious : Alfred Hitchcock and Contemporary Art, thus subtly marking a change in the relationship MÜller’s found footage practice has with its origins, losing its piracy and finding itself aligned much more with the homage. The film is divided into sections which analyse and reveal through the use of editing the essence of Hitchcock’s techniques and obsessions ; Rutland, Burden of Proof, Derailed, Why Don’t You Love Me, Bedroom and finally Necrologue run through the entire gamut of spaces, faces, actions and relations in only forty five minutes.