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Work in Progress à la Fondation du Doute, Blois

Fluxus Café, Fondation du Doute, entrée rue de la Paix, 41000 Blois

Happenstance
11 décembre 2013
Musique, ce qu’il ne faut pas entendre

L’objet de notre écoute est mis en question, comment faire si la musique est indéterminée. L’écoute et la réception sont bouleversées.

Abstract Film Exercises II, III & IV, James et John Whitney, 11 minutes, 1940-44
Les frères américains James et John Whitney, venus à Paris pour poursuivre leurs études de peinture à la fin des années 30, se sont intéressés aux possibilités offertes par le cinéma. Dans ces exercices, ils ont construit des appareils qui leur permettaient de produire des images abstraites en couleurs, se servant uniquement de sources lumineuses et de filtres colorés. Pour la bande sonore, ils ont mis au point un système pour inscrire ces lumières sur la partie de la pellicule qui est lue par le projecteur pour traduire le son, produisant ainsi une forme de musique électronique précurseur étonnante.

Waiting for Commercials, Nam June Paik et Jud Yalkut, 7 minutes 1973
Nam June Paik est un des artistes incontournables de la fin du XXème siècle, prenant la mesure de l’avancement et de l’utilisation des technologies avec une position critique et pleine d’humour. Depuis ses débuts comme étudiant en musique, Paik a cherché constamment à trouver les limites du possible dans les domaines dans lesquels il travaillait, que ce soit la composition musicale, la performance, l’installation vidéo et au-delà (il a présenté une pièce utilisant les technologies des satellites pour la Documenta en 1976). La réflexion de Paik sur le geste artistique rejoint une maîtrise des moyens étonnante, souvent en collaboration avec d’autres, artistes comme Beuys à la Documenta, ingénieurs comme Abe pour leur synthétiseur analogue, compositeurs comme Cage, Stockhausen, Nono ou des interprètes comme Charlotte Moorman. L’évolution de son travail jusqu’à sa mort en 2006 a intégré non seulement les techniques et technologies, mais également la façon dont ces avancées se manifestaient dans la culture populaire. Depuis les années 1960 Paik s’est intéressé à la publicité télévisuelle et son détournement, surtout les publicités japonaises, qui représentaient le chic occidental par le biais d’un kitsch extrême.

Paik a travaillé sur la pièce Waiting for Commercials à partir de la fin des années 1960, en composant une pièce musicale pour violoncelle et piano, l’inspiration, au moins du titre étant En attendant Godot. Charlotte Moorman et David Behrens interprètent le morceau, de facture assez classique, interrompu (soutenu ?) par des publicités kitsch.

My Movie Melodies, Juni’chi Okuyama, 7 minutes, 1980
Une reprise de la dernière séance, le film d’Okuyama tire sa musicalité d’une série de prises de vues et d’insolations d’objets, pour fabriquer une pièce sonore toute de contrastes imagées.

Charlemagne 2 Piltzer, Pip Chodorov, 22 minutes, 2002
Dans ce film, Pip Chodorov reprend les prises de vues qu’il a tournées à la demande de Charlemagne Palestine lors de sa performance musicale à la Galerie Piltzer en 1998. Les séquences sont reprises image par image et note par note pour faire correspondre chaque note de la musique à un photogramme filtré par une couleur spécifique. Les jeux perceptifs et conceptuels qui en résultent sont éblouissants.

Bill Burroughs Memorial Choir, Rob Flint, Christine Sullivan
Les deux artistes anglais reprennent des textes des films dans lesquels William Burroughs a joué en échangeant sa voix avec Anthony Balch et ils demandent aux acteurs de reprendre à leur tour le texte, en imitant la voix de Burroughs.

Plus des films des étudiants de Nottingham.




Programmation : David Kidman et Marie-Hélène Breuil, en collaboration avec Marie-Jo Petropavloski



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