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WORK IN PROGRESS À LA FONDATION DU DOUTE

Fluxus Café, Fondation du Doute, entrée rue de la Paix, 41 000 BLOIS

John Cage Performs James Joyce

Takahiko Iimura

1985 | vidéo | 15'

Taka Iimura filme une performance privée de John Cage jouant Writing for the Fifth Time Through Finnegan’s Wake sous trois formes différentes: lue, chantée et murmurée. Le dernier livre de Joyce, Finnegan’s Wake, représente une apogée du modernisme littéraire. Omni plutôt que polyglotte, cet ouvrage suscite chez Cage le même besoin de répétition qu’éprouvent la plupart des lecteurs face au texte. En revanche, il se sert de cette évocation pour produire une forme musicale, retournant le texte à ses possibles origines selon l’intérêt de Joyce pour la musicalité de l’énoncé. L’écoute de la musique, comme l’explication des émotions, restant impossible ; Finnegan’s Wake n’est pas à comprendre, mais à entendre.

Texte: Rufthandl ingconsummation tinyRuddy Newpermientings hi himself then pass ahs c e i n flumdered e w myself s ct making Hummels set life’ s she to east time the thesion br is m thosen southates i over thg the he an ndby fluther’ s see e as brown ou a as m her i i The Voltexglad soil for he’ s hisBut at milkidmass nightfallen useawhile unde the pudemascope heartbreakingly i town eau And ondimbeofforan furrow follower withNon plus ulstra to get enough for anyonea prodigal heart would h be u’a m a oebelt p t l ofder wraugh e ai farmo i north eva jest to h i ntand sllyc ch mizFu zie showed ti em ae n Ishook s e bite msh (to right side)

Film Number 4 (Bottoms)

Yoko ONO

1967

Avec Film Number 4, Ono rend compte d’un happening au long cours, des fesses d’innombrables amis et amis d’amis défilent devant la caméra et les images sont montées avec un rythme proche de celui de la musique rock. En principe 365 paires devaient y figurer, mais les annonces dans la presse n’ont pas eu suffisamment de répondants et Ono répète les apparitions, changeant le son d’accompagnement. Une humanité improbable plutôt qu’un érotisme grivois se dégage du film, car les fesses ne sont pas parfaites, mais boutonneuses, flaccides ou curieusement carrées, comme elles le sont dans la vie. L’ensemble donne une homogénéité visuelle qui tend à effacer le sujet au profit d’un pur mouvement des images.

Third Reich and Roll, Hello skinny, One minute movies, Man in the dark sedan, Songs for swinging larvae, The evening's young, Jinx, Why are we here ?

The Residents, G. Whifler et Dieter Meier

Groupe mythique dès ses débuts vers 1970, The Residents maintiennent une forme d’anonymat depuis toujours, volontairement underground se servant d’une dérision chic, le groupe emploi des moyens en évolution et en phase avec l’époque pour réaliser des courts films comme clips pour accompagner leur musique. La folie faite main apparente dans Third Reich and Roll devient une folie lisse et sophistiquée au fur et à mesure que la décennie que représente ces morceaux se déroule.
Des années durant le groupe est resté muet, incommunicado, avant de refaire surface ces derniers temps avec quelques apparitions publiques, lors de celles-ci, l’esprit mordant et drôle d’antan s’est révélé toujours aussi pertinent.


PROGRAMMATION : David Kidman et Marie-Hélène Breuil